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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 15:08

Nous voici donc solidement rattachés par quelques mètres de cordage au célèbre caillou volcanique qui émerge à mi-route entre côtes africaines et américaines. Il fut découvert, à son retour des Indes, par le Portugais Joao da Noval en 1502. Les Anglais en prirent possession en 1659, se le firent ravir quelque temps par les Hollandais pour le reconquérir et le placer sous contrat de l’East Indian Company jusqu’en 1834. Depuis lors, l’île est directement administrée par la couronne britannique ainsi que ses deux dépendances, Ascension à plus de 700 milles au nord-ouest et Tristan da Cunha à 1500 milles au sud-ouest. Il ne manque plus à ce trio que le domaine des Falklands/Malvinas pour se faire une petite idée des positions judicieusement établies par nos amis Britanniques en Atlantique sud.

 

Porte d'entrée située entre ville et port

Porte d'entrée située entre ville et port

Au milieu d’une flottille d’une douzaine de bateaux, nous sommes amarrés à l’une de ces bonnes grosses tonnes mises à la disposition des plaisanciers devant Jamestown, le seul port de la seule ville de Sainte-Hélène. L’île qui servait de point de ravitaillement sur les routes maritimes de l’Orient a connu ses heures de prospérité jusqu’à l’ouverture du canal de Suez. Ses heures de gloire, elle les doit bien sûr à l’exil de Napoléon, de 1815 à sa mort en 1821, elle-même suivie de son rapatriement en France en 1840.  Ses heures sombres sont sans aucun doute celles des camps de concentration qui « accueillirent » des prisonniers par milliers au cours du conflit anglo-boers. L’ouverture très attendue de l’aéroport à la fin de l’année sonnera, quant à elle, l’heure de l’ouverture au monde contemporain.
 

Ici, personne ne l'a oublié.

Ici, personne ne l'a oublié.

Alioth vu d'en haut

Alioth vu d'en haut

Trois journées seront bien courtes mais paradoxalement suffisantes pour découvrir l’essentiel de l’île. Accueil exemplaire par les autorités locales, formalités menées le dimanche en un tour de main, déambulation dans les rues de Jamestown, QG internet établi au Consulate -l’hôtel de charme de la ville-, incontournable visite du petit musée local, randonnée de remise en forme avant de reprendre la mer. Notons l’agrément des échanges et connaissances qui se nouent avec les autres équipages à bord du bateau navette qui nous mène à terre. Ajoutons enfin un petit réajustement d’approvisionnement qui nous vaut quelques déambulations entre l’échoppe de fruits et légumes locaux et les diverses épiceries qui, comme les tavernes, semblent sortir tout droit de la Grande- Bretagne du milieu du siècle dernier. Comme ses consœurs isolées, Sainte Hélène n’échappe pas aux rigueurs de l’éloignement. Rareté des produits et pauvreté de l’achalandage y contrastent singulièrement avec l’abondance qui sature nos contrées.

 
L'échoppe des fruits et légumes (très fréquentée par les navigateurs)

L'échoppe des fruits et légumes (très fréquentée par les navigateurs)

L'hôtel Consulate

L'hôtel Consulate

Internet au Consulate

Internet au Consulate

L'office de tourisme

L'office de tourisme

Boutique locale

Boutique locale

Balade

Balade

Couleur locale

Couleur locale

Nous avons réservé pour notre dernière journée, c'est-à-dire aujourd’hui même, un tour de l’île aux allures impériales. C’est pour nous l’occasion de fouler un peu de territoire français puisque Napoléon III acheta à la reine Victoria la vallée du Tombeau  et la maison de Longwood, lieu de résidence de l’empereur déchu et de sa mini-cours impériale[1]. Si on y ajoute la ferme des Briars qui accueillit les exilés français lors de leur arrivée et qui fut offerte par la Grande-Bretagne à la France en 1959, les « Domaines Français de Sainte-Hélène » représentent une superficie totale de 14,7 ha. Un agent du ministère des affaires étrangères joue sur place le double rôle de conservateur du musée de Longwood House et de consul honoraire de France.

A l’exception de quelques photos que je pourrai éventuellement joindre au retour de Dominique et Luc, je ne vous en dirai guère plus sur le sujet car la dent que j’ai toujours eue contre Napoléon s’est singulièrement retournée contre moi. Après une dizaine de jours de traitement et de tergiversations, j’ai dû substituer à ma visite impériale une visite hospitalière pour une extraction dentaire qui s’imposait  dans le contexte de  notre longue navigation et de notre courte escale à la Guadeloupe. Tout en ayant sur le fauteuil une pensée pour ma dentiste favorite, je suis restée admirative de la qualité d’accueil et des soins qui m’ont été appor

 

Longwood House

Longwood House

L'île de Ste Hélène

L'île de Ste Hélène

Nous partons ce soir même pour profiter des vents favorables. La navigation estimée à une durée de 24 jours constituera notre record. Au programme, un salut sans escale à l’île d’Ascension, le passage de la ZIC[2], le croisement de notre sillage de 2010, le franchissement de l’Equateur puis la remontée des îles de l’arc antillais jusqu’à la Guadeloupe où nous attend une petite cousinade.

A pas très bientôt avec une grosse pensée pour Lolo.

 

 

[1] Une pensée pour notre ami Bernard, passionné de Napoléon, et dont un ami est descendant d’un des officiers qui a accompagné Napoléon à Sainte-Hélène.

[2] Zone Intertropicale de Convergence c'est-à-dire la zone située entre les deux anticyclones de l’hémisphère nord et de l’hémisphère sud dans laquelle les vents sont assez chaotiques et les pluies orageuses fréquentes.

No comment

No comment

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 15:08

Le 31 mars au soir, au Royal Cape Yacht Club, nous accueillons Tim[1] au milieu du déballage des courses d’approvisionnement à peine embarquées. Il est âgé, Tim, et passablement cassé par un demi-siècle de rugby de compétition, mais il réussit à se hisser courageusement à bord et nous discutons avec plaisir autour d’une de nos dernières bouteilles de vin français. Doté du précieux flacon de calvados -de chez Gosselin- amené par Dominique, il s’émeut encore qu’une rencontre de hasard dans les montagnes perdues de Groenfontein lui ait valu une livraison si improbable.

[1] Cf article S7 4

Le Cap de Bonne Espérance

Le Cap de Bonne Espérance

Le Royal Cape Yacht Club

Le Royal Cape Yacht Club

La régate des Seniors au RCYC : le doyen des skippers a 104 ans !

La régate des Seniors au RCYC : le doyen des skippers a 104 ans !

Le 1er avril au matin, les derniers petits travaux s’achèvent à bord grâce à l’efficacité de l’équipe d’Action Yachting. Saluts chaleureux aux acteurs de ce club, si accueillants et performants. Au-revoir et à bientôt peut-être à Alibi, Yovo et Excalibur qui, en attente d’un moteur pour les uns, d’une météo plus avenante pour l’autre, vont prendre respectivement leur route pour la Namibie et pour Sainte-Hélène. Au passage, un merci tout spécial à Armelle (Alibi) qui a bien voulu se défaire de son stock de levure pour pallier mon oubli de la veille au supermarché. A 13h nous effectuons le plein de fuel et à 13h30 nous quittons les bassins du Cap en esquissant au passage une petite manœuvre d’homme à la mer à l’adresse d’une défense fugitive.

Très vite la montagne de la Table s’estompe dans la brume, l’île de Robben Island défile à tribord et, en deux à trois heures de temps, nous voici replongés dans la grande solitude marine. 1700 milles, soit une dizaine de jours de mer, s’offrent à nous d’ici le mouillage de l’île de Sainte-Hélène. Un vent de sud-est 25 nœuds nous accompagnera durant une semaine placée sous l’influence du courant froid de Benguela et sous un ciel à la couverture plutôt ombrageuse. 

Dernière vue sur Table Mountain

Dernière vue sur Table Mountain

La vie à bord reprend ses droits dans toute sa simplicité et sa fluidité. Le vent tonique mais stable et le rythme des quarts à trois nous autorisent de grands moments de liberté. La lecture est encore très sud-africaine et les petits évènements se fêtent : les 40000 milles de notre Alioth, le franchissement du méridien de Greenwich avec ses petits airs de retour à la maison, les fêtes pascales gratifiées d’un gâteau-au-chocolat-de-Dominique…

Tout va bien à bord mais le bateau sans problème est un bateau en situation précaire… et après quelques jours de tranquillité nous sommes amenés, bien malgré nous, à faire appel de manière répétée à notre service maintenance.

Le dimanche 5 avril, le jour de Pâques qui plus est, la pompe des toilettes de la cabine avant joue des siennes (comme quoi, en mer, les préoccupations restent parfois très terre à terre). En quelques minutes, le service plomberie est là, équipé de la pièce de rechange ad hoc et prêt à consacrer quatre heures de beau soleil à opérer les fastidieuses contorsions exigées par la réparation du mécanisme.

Le mardi l’attache de la chaise de la table à cartes, mal réparée au Cap,  casse à nouveau donnant à Luc l’occasion de rejouer le scénario du vol plané de Guillaume (novembre dernier), dans une version heureusement beaucoup moins violente. Là aussi quatre heures de réflexion et d’exécution seront nécessaires pour réparer la précieuse assise, la version table à cartes en mode prie-Dieu restant une option un peu trop aléatoire.

Version chaise (photo dédiée à Guillaume)

Version chaise (photo dédiée à Guillaume)

Version prie-Dieu

Version prie-Dieu

Le mercredi, le vent a molli, et nous trouvons enfin l’opportunité d’envoyer notre nouveau spi. A peine avons-nous félicité le nouveau venu de la qualité de ses atours que la drisse casse en tête de mât nous obligeant à brasser au plus vite, et heureusement sans dégât, les 160m² de toile tombés à la mer. Retour au bon vieux temps, on croise solent et trinquette qui joueront un duo très appréciable tout au long de la nuit.

Nouveau spi

Nouveau spi

Duo de solent et trinquette

Duo de solent et trinquette

Le jeudi matin, une alarme de la centrale de navigation se déclenche inopinément à 5h30. Le bip-bip est lancinant mais dès 6h, le service électronique est sur place et en une demi-heure de temps fait le nécessaire pour détecter la panne et débrancher la sonnerie. Mais la journée se veut décidément grincheuse : au lever du jour la grand-voile se révèle décousue sur une longueur de 2m50. L’équipe voilerie est immédiatement sur pied pour procéder à l’affalage et consacrer deux bonnes paires d’heures à recoudre le lais, au rythme de deux points par centimètre… 

Et un point à l'envers, et un point à l'endroit

Et un point à l'envers, et un point à l'endroit

Réparation de la drisse

Réparation de la drisse

Le vent est tombé ;  le bateau, « en vrac », bouchonne piteusement sur l’eau au milieu de nulle part mais on reconnaîtra que ce grand calme nous aura pour le moins offert des conditions d’intervention confortables. Encore faut-il, en fin d’après-midi, réinstaller la grand voile, plier le spi rentré en bouchon la veille pour le réenfiler dans sa chaussette, puis réparer la drisse qui exige pour le technicien de service une station un peu prolongée en haut du mât. A 19h, le  tout est rangé et l’apéritif est, plus que jamais, le bienvenu. Sans doute faudra-t-il réfléchir d’ici peu aux moyens de faire labelliser notre service entretien par une certification jugée  bien méritée...

Saluons les fous de Bassan qui ont longuement et noblement accompagné notre départ, la malheureuse tortue empêtrée dans un filet de pêche et végétant sans grand espoir de survie à la surface de l’eau, les dauphins qui nous ont offert en soirée exceptionnelle, le jour de Pâques, un incroyable spectacle de chasse de poissons. Nous n’oublierons pas de signaler  la sortie de l’eau par Luc du-plus-beau-thon-de-sa-carrière. L’animal nous fera… sept repas… sans en perdre une miette. Quant aux poissons volants, ils nous confirment sur les derniers jours, au cas où la température, le GPS et la couleur du ciel n’y auraient pas suffi, notre retour en zone tropicale.

Luc et son plus beau sourire...

Luc et son plus beau sourire...

Le samedi 11 avril au matin au fur et à mesure que se profilent les contours du rocher de Saint-Hélène, se dégage le sentiment toujours un peu grisant des arrivées en terra incognita. L’île, tout à la fois massive et découpée, se laisse longer par sa côte est et c’est juste à la tombée de la nuit que deux jeunes navigatrices viennent fort aimablement nous aider à attraper notre coffre.

Sud de l'île de Sainte-Hélène

Sud de l'île de Sainte-Hélène

Arrivée au mouillage

Arrivée au mouillage

Fortifications sous la pointe du Pain de Sucre

Fortifications sous la pointe du Pain de Sucre

Un petit mot pour Lolo qui aurait dû être à nos côtés. Sa bonne humeur marine nous manque et chaque jour nous prive de la note personnalisée qu’il aurait apporté à la vie du bord. Nous pensons tout particulièrement à lui et vous adressons nos amitiés à toutes et à tous.

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31 mars 2015 2 31 /03 /mars /2015 11:26

Dominique est arrivé à bord, Alioth est retourné à l'eau, les travaux sont terminés : le départ c'est demain et pas plus tard car le vent menace sur le Sud durant le week-end et il sera plus confortable de prendre un peu de distance d'ici là. Si le coeur vous en dit, nous vous accueillons avec plaisir sur notre route grâce au lien avec la balise de "tracking" :

http://www.stw.fr/localisation/show-position-bateau.cfm?user_id=29041

Quant à celles et ceux qui seraient tentés de prendre le relais de l'aventure à partir de juillet, le site concocté par Dominique peut leur donner toutes les informations souhaitées :

www.vente-alioth.com

Excellent week-end de Paques !

Le team Alioth

S7 5 - Cap Nord
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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 09:58

Notre séjour en Afrique du Sud se résume à dix jours de tranquille remise en route à la marina V&A Waterfront, dix jours de tourisme dans la province de Western Cape et dix jours de travaux et de préparation de départ au Royal Cape Yacht Club.

Nous sommes actuellement dans la dernière phase de notre vie sud-africaine : la période de carénage nous a valu quelques émotions (poids limite du bateau pour la grue et longueur limite pour le terre-plein, aggravés d’une pratique locale du just in time qui frise l’exercice de style…). La station sur ber n’est pas du meilleur confort pour notre cher Alioth qui, piquant un peu du nez et gîtant légèrement sur tribord, se fait de plus harceler par les williwaws dévalant en chute libre des hauteurs de la montagne de la Table. Mais, pour la sortie sur le terre-plein, l’équipe du RCYC, qui enregistrait là son record de grutage, a exécuté sa mission avec beaucoup de compétence et d’application. La voilerie North Sails a, de son côté, produit un excellent travail : spi flambant neuf et garde robe entièrement révisée. Le Cap est le lieu où se refaire faire une toilette sur la route du tour du monde. Enfin, pour la faire courte sur ce sujet répétitif, grand bien nous a pris de faire faire le carénage par une entreprise locale car la coque, couverte d’envahissantes berniques, a nécessité de longues heures de karcher et de ponceuse électrique.

Côté tourisme, nous nous sommes très agréablement laissé guider par un programme tout spécialement concocté par Elisabeth et Jean-François que nous avions eu le plaisir de retrouver au Cap l’an dernier. Au gré des jours, se sont enchaînés randonnées ardues et douceurs de la route des vins, paysages tourmentés et jardins enchanteurs, manoirs huguenots et townships, vue côté mer ou côté montagne, sans oublier un hommage au grand Bartelemo Dias, découvreur du Cap des Tempêtes/’Espérance. Diversité, découverte et rencontres furent au rendez-vous et d’étape en étape, nous n’étions plus si éloignés de Port Elizabeth qui fut notre port d’entrée en novembre dernier.

Ce périple, enrichi de littérature locale,  nous a permis de progresser dans notre appréhension de l’univers sud africain qui ne cesse de nous troubler par ses extrêmes, ses blocages et sa complexité. Une revendication de rentrée universitaire apparemment symbolique -la demande par les étudiants de l’Université de CapeTown de la suppression du campus de la statue de Cecil Rhodes- a pris en quelques jours une ampleur considérable et gagné l’ensemble des universités du pays. Le corps professoral s’est joint au mouvement étudiant pour que cesse la ségrégation rampante ressentie au quotidien par le monde de l’enseignement supérieur. L’apartheid a changé de champ : sorti du contexte politique, il poursuit sa course sous forme d’une différentiation sociale extrêmement marquée et nous ne pouvons que souhaiter un avenir meilleur à ce peuple qui mérite d’autres horizons.

Côté bateaux, le RCYC, qui souffre un peu de son éloignement du centre ville, offre en revanche une vraie vie de club. Surprise : nous y rencontrons Francine et François (Yovo) et Armelle et Jean-Pierre (Alibi, un bateau qui a connu les quais du port du Havre) après avoir, quelques jours plus tôt, fait connaissance en touristes lambda sur la lagune de Knysna. L’admiraler Corum fait la fierté du club mais c’est aux confins des montagnes que nous avons rencontré Darty, un de ses copropriétaires au CV nautique tout à fait impressionnant. C’est aussi dans ce lieu hors du monde, à Groenfontein, que nous avons fait connaissance de Tim, un amoureux de calvados, auquel nous avons promis d’ici peu, grâce à la complicité logistique de Dominique, un petit flacon de notre bon nectar normand. Ici, comme partout ailleurs, les amis de nos amis sont nos amis et, samedi, nous devrions passer la soirée avec Louise et Peter des amis sud-africains d’Anne et Alain (Uhambo) qui ont eux-mêmes vécu au Cap durant plusieurs années. Et puisque nous parlons d’eux, précisons qu’Anne et Alain partiront en principe à la mi-avril de Nouvelle-Zélande pour le Vanuatu dont nous avons appris avec tristesse qu’il avait été très durement frappé par le cyclone Pam[1] il y a quelques semaines.

Dominique qui semble boucler en France un programme chargé, nous rejoindra à bord le 29 mars.  Il aura le plaisir de participer à la remise à l’eau qui, prévue ce jour,  a été reportée à lundi matin pour cause de vents de 35 noeuds.  

Un peu de déception dans ce départ maintenant très proche puisque nous espérions depuis de longs mois la compagnie de notre « vieil » ami Laurent B. du Cap à la Guadeloupe. Mais les petites mesquineries de la vie, toujours si productives en contraintes et obligations, ont eu raison de son désir de rejoindre Alioth. Nous regretterons tant l’excellent marin que le bon compagnon de route… et reprendrons à trois notre cheminement nautique qui devrait nous guider, dans un premier temps, vers Sainte-Hélène.

Sous réserve que le bateau soit prêt et que le temps le permette, le 1er avril devrait nous projeter out of Africa.

 

 

 

 

[1] Anne m’a appris qu’à la suite de revendications féministes, les noms de cyclones jusqu’alors exclusivement féminins sont dorénavant alternativement masculins et féminins. Je salue la justesse de cette mesure tout en pensant que les champs de l’égalité sont décidément incommensurables.

NB : la prise en main du blog sur sa nouvelle plate-forme se fait un peu à tâtons... L'imbrication des photos dans le texte est plus compliquée qu'avant : j'ai donc séparé les deux mais essaierai de mieux faire la prochaine fois...

Un spi tout neuf et toujours tout bleu. Livraison des voiles.
Un spi tout neuf et toujours tout bleu. Livraison des voiles.
Un spi tout neuf et toujours tout bleu. Livraison des voiles.

Un spi tout neuf et toujours tout bleu. Livraison des voiles.

Maison de type Cape Dutch - Domaines Vergelegen et Boschendal
Maison de type Cape Dutch - Domaines Vergelegen et Boschendal
Maison de type Cape Dutch - Domaines Vergelegen et Boschendal

Maison de type Cape Dutch - Domaines Vergelegen et Boschendal

Déjeuners, balades et tenues de rêve...
Déjeuners, balades et tenues de rêve...
Déjeuners, balades et tenues de rêve...

Déjeuners, balades et tenues de rêve...

A chacun sa devise.
A chacun sa devise.
A chacun sa devise.

A chacun sa devise.

Monument en l'honneur des Huguenots (Franschoek) - Vendanges et vignification
Monument en l'honneur des Huguenots (Franschoek) - Vendanges et vignification
Monument en l'honneur des Huguenots (Franschoek) - Vendanges et vignification

Monument en l'honneur des Huguenots (Franschoek) - Vendanges et vignification

Babouins et pingouins si humains et autruches en fanfreluches.
Babouins et pingouins si humains et autruches en fanfreluches.
Babouins et pingouins si humains et autruches en fanfreluches.

Babouins et pingouins si humains et autruches en fanfreluches.

S7 - Out of Africa
S7 - Out of Africa
S7 - Out of Africa
Protea. la fleur nationale - Luc le jardinier
Protea. la fleur nationale - Luc le jardinier
Protea. la fleur nationale - Luc le jardinier

Protea. la fleur nationale - Luc le jardinier

A chacun son Alioth sur la côte sauvage.
A chacun son Alioth sur la côte sauvage.A chacun son Alioth sur la côte sauvage.

A chacun son Alioth sur la côte sauvage.

Au township de Knysna
Au township de Knysna
Au township de Knysna

Au township de Knysna

Une adoption bien provisoire - Luc en Bartolomeo Dias
Une adoption bien provisoire - Luc en Bartolomeo Dias
Une adoption bien provisoire - Luc en Bartolomeo Dias

Une adoption bien provisoire - Luc en Bartolomeo Dias

Au jardin botanique
Au jardin botanique
Au jardin botanique

Au jardin botanique

Sculpture sud africaine
Sculpture sud africaine
Sculpture sud africaine

Sculpture sud africaine

Sortie de l'eau au RCYC
Sortie de l'eau au RCYC
Sortie de l'eau au RCYC

Sortie de l'eau au RCYC

Corum -  Neptune veille sur le RCYC - Alibi en attente désespérée de moteur
Corum -  Neptune veille sur le RCYC - Alibi en attente désespérée de moteur
Corum -  Neptune veille sur le RCYC - Alibi en attente désespérée de moteur

Corum - Neptune veille sur le RCYC - Alibi en attente désespérée de moteur

Les jolies maisons colorées du quartier malais du Cap
Les jolies maisons colorées du quartier malais du Cap
Les jolies maisons colorées du quartier malais du Cap

Les jolies maisons colorées du quartier malais du Cap

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 16:42

Chers enfants,

A la suite de l'article "I have a dream", voici un nouvel essai de mise en lignes de vos dessins. Il semble que mon echec anterieur vienne d'une mauvaise connexion internet. Je me suis donc branchee sur un ordinateur local qui me permet d'inserer vos oeuvres mais qui me fait perdre les accents du fait du clavier qwerty. On ne peut pas tout avoir dans la vie...

Je suis desolee vis a vis de Mattheo car le scan de sa magnifique carte d'Amerique accompagnee d'un flambant pavillon des Etats-Unis semble avoir ete endommagee. Je n'arrive pas a la publier et je regrette bien cette defaillance.

Que tous les animaux soient gentils avec moi.

Que tous les animaux soient gentils avec moi.

Habiter en Bretagne

Habiter en Bretagne

Etre un grand pecheur

Etre un grand pecheur

Etre prof de moto-cross

Etre prof de moto-cross

Ouvrir ma propre entreprise

Ouvrir ma propre entreprise

Etre dans l'armee

Etre dans l'armee

S7 3bis - Photos de reve(s)
Faire le tour du monde plus voir les animaux

Faire le tour du monde plus voir les animaux

Faire le tour du monde a cheval plus s'amuser dans l'eau

Faire le tour du monde a cheval plus s'amuser dans l'eau

Etre ornithologue et aventurier

Etre ornithologue et aventurier

Faire partie de l'equipe de France de foot

Faire partie de l'equipe de France de foot

Etre une princesse

Etre une princesse

Etre le plus intelligent du monde

Etre le plus intelligent du monde

Avoir de super-pouvoirs

Avoir de super-pouvoirs

Etre riche et avoir de l'or et une voiture en or tres rapide

Etre riche et avoir de l'or et une voiture en or tres rapide

Etre riche et d'avoir des diamants et d'avoir une voiture rapide

Etre riche et d'avoir des diamants et d'avoir une voiture rapide

Etre joueur de foot

Etre joueur de foot

Etre champion de boxe

Etre champion de boxe

Partir en vacances faire de la moto-cross et du quad

Partir en vacances faire de la moto-cross et du quad

Etre une danseuse pour faire des tourbillons et sauter sur les obstacles

Etre une danseuse pour faire des tourbillons et sauter sur les obstacles

Un jour, j'aimerais bien grimper aux murs

Un jour, j'aimerais bien grimper aux murs

Grace a vous, j'aurai appris, un peu peniblement, a utiliser la nouvelle plate-forme du blog !

Nous vous embrassons toutes et tous tres amicalement.

Ch pour le team Alioth

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 06:31

Selon la belle expression d’Oscal Wilde, « Il est important d’avoir des rêves assez grands pour ne pas les perdre de vue quand on les poursuit[1] ».

Tandis que certains seniors ont la chance de vivre leur rêve, d’autres en sont au stade, encore bien appréciable, de rêver leur vie[2]. C’est le cas de nos petits amis du CM1 de Quettehou qui, sous l’impulsion de Laurence, leur professeure, nous ont confié la mise en texte et en dessin du rêve qui les habite. Ils ont donné leur accord pour que soient mises en ligne ces projections d’avenir qui nous ont beaucoup touchés. C’est ainsi que Dominique D., responsable du secteur enfance au festival Ancres et Encres de Saint-Vaast-la Hougue, Luc et moi avons donné naissance à cet article.

Très rapidement s’est effacée l’idée de mettre l’interprétation de ces vingt et un rêves en compétition et d’en faire une sélection: tous nous ont en effet paru aussi grands que respectables et nous souhaitons à chaque enfant qu’une part au moins de son souhait se réalise ; à moins que leurs aspirations actuelles ne soient qu’une étape vers d’autres rêves qui évolueront, eux aussi, au cours de leur vie.

Pour les présenter, nous nous sommes permis quelques regroupements, contestables sans aucun doute, voire quelques commentaires, si l’occasion se présentait :

Les rêves les plus simples, sans doute les plus accessibles

Que tous les animaux soient gentils avec moi

Habiter en Bretagne

Aller aux Etats-Unis

Les futurs professionnels

Etre un grand pêcheur – Matthéau qui a déjà un bien joli bateau a conquis toute l’estime de Luc, bien sûr !

Etre prof de moto-cross.

Ouvrir ma propre entreprise Voici un/e élève dont on devine déjà la rigueur et le sens de l’organisation.

Etre dans l’armée – Impressionnant, Nicolas, de te savoir le courage d’assurer notre défense.

Les baroudeurs

Faire le tour du monde et voir les animaux – Marie, future exploratrice, semble avoir déjà pris possession de sa petite planète.

Faire le tour du monde à cheval et s’amuser dans l’eau. Le bateau c’est bien, le cheval, c’est pas mal non plus !

Etre ornithologue et aventurier. Il faut avouer que ton rêve, Nicolas, et la qualité de sa retranscription nous ont beaucoup impressionnés.

Je veux faire partie de l’équipe de France de foot - Le touchant « je vous aime » et le suppliant « je veux qu’il se réalise s’il vous plaît » nous donnent très envie d’avoir le pouvoir de te donner satisfaction.

Les rêves les plus fous qui nous laissent sans voix

Etre une princesse.

Etre le plus intelligent du monde.

Avoir de super-pouvoirs.

Etre riche et avoir de l’or et une voiture en or très rapide – Bravo au dessinateur !

Etre riche, avoir des diamants et une voiture rapide.

Les grands sportifs

Etre joueur de foot.

Etre champion de boxe.

Partir en vacances faire de la moto-cross et du quad. Voici le rêve de Martin qui sait déjà superbement dessiner ses véhicules.

La plus artiste

Etre une danseuse pour faire des tourbillons et sauter sur les obstacles. Un dessin qui respire la grâce et semble déjà inspirer l’artiste en tutu.

Le plus inclassable

Un jour, j’aimerais bien grimper aux murs – Thao tu nous as conquis par l’originalité et la mise en page de ton rêve.

En raison de changements importants intervenus sur la plate-forme Overblog, je ne parviens pas à publier cet article avec les photos de vos dessins. Ce n'est pas faute de temps passé et de tentatives ! Je fais un essai avec cette version malheureusement très appauvrie. Veuillez m'en excuser.

En conclusion de ce joli parcours dans les rêves des élèves d’une classe de CM1, nous ajoutons une photo d’élèves sud africains. Ils habitent le petit village de Lynedoch qui a monté un projet destiné à favoriser l’éducation des enfants noirs qui ne sont pas encore à égalité de chances avec leurs jeunes homologues blancs et à leur permettre d’accéder dans les meilleures conditions à l’université. Nous leur avons parlé de vous et ils ont bien voulu vous adresser leur sourire qui traduit leur rêve de réussite.

Enfants de Lynedoch

Enfants de Lynedoch

Nous ne vous oublions pas, chers petits amis de Quettehou, ni vous, ni Laurence, ni Nicole qui vous accompagnent tout a long de l’année. Quant à moi je vous promets qu’à la vue de la prochaine étoile filante qui se présentera dans la nuit du Sud, je formulerai le vœu que tous vos rêves se réalisent.

Christiane avec l’appui appréciable de Dominique & Luc.

 

 


[1] Déjà cité dans « Alioth, du rêve à l’Atlantique Sud », pour les plus attentifs d’entre vous.

 

[2] Pour reprendre une expression citée par Laurent C. lors d’une de notre première rencontre avec les CM1 de la classe de Laurence.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 14:45

A quoi ressemble un retour à bord d’Alioth après trois mois et demi de séjour en France ?

Tout commence par la magie de ces grands oiseaux métalliques qui en quelques poignées d’heures vous propulsent à l’autre bout du monde. Premier vol sur un des très confortables A 380 tout juste  livrés par Airbus à Quatar Airways après quelques caprices de son PDG sur les couleurs de moquettes ou autre peccadille.

Illusion lumineuse de paradis. Irréalité de ces territoires qu’on survole à 10000m d’altitude et à 1000km/h et dont un épais duvet nuageux nous isole, tel un matelas de laine de verre. Traversée de l’Europe d’ouest en est, un regard vers le passé à l’à-pic de  Zagreb puis de Srebrenika, un autre très actuel sur les combattants ukrainiens qui, un peu plus au nord, ne sont pas si loin du parcours. Perspective apaisante de la magnifique Istanbul et de la belle Turquie avant le survol attristant des courageux combats Kurdes et des sinistres déviances de l’EI.

Hasard des placements et amusement des rencontres, nous voyageons aux côtés d’un voisin sympathique, original… et bavard : moniteur d’auto-école, il s’est fait acheteur d’ampoules led en Chine pour une société française et nous initie à quelques bribes de mandarin ; ténor et fou d’opéra, il est amoureux des chats et des chiens et sait en dire long sur l’intelligence animale ; porteurs d’idées frappées au coin du bon sens, il publie prochainement un livre de management sous le pseudonyme de Henri Bird…  par volonté de cacher son nom arabe qu’il estime peu vendeur...  

Escale à Doha, Quatar Airways oblige. Aux approches, en limite des noirceurs nocturnes du bord de mer, émerge une ville incroyablement envahie d’intenses lumières orangées. A l’aéroport, l’habituel balai anonyme des touristes et des professionnels internationaux se parsème ici et là du contraste radical des tenues locales : impeccablement blanches ou intégralement noires, c’est juste une question de genre, masculin ou féminin.

Redémarrage sur un beaucoup plus ordinaire Boeing où le sommeil se fera difficile. Traversée de la péninsule arabique et du Yemen où sur fond d’intégrisme règne, intemporelle, la somptueuse Sanaa. Perplexité sur la vingtaine de Rafale  tout juste commandés par l’Egypte à la France, puis longue descente de l’Afrique. Côté Océan Indien, pensées très intenses pour Laure et Jacques qui naviguent aux Seychelles, clin d’œil à Michelle et Hubert qui voyagent entre Rodrigues et Maurice, puis à Philippe qui prolonge ponctuellement sa vie de pilote de mer à Fort-Dauphin (Madagascar). Un regret : celui de ne pas être arrivé à temps au Cap pour retrouver nos amis Noëlle et Armel repartis il y a quelques jours à la suite du mariage de Lise auquel nous étions par ailleurs si gentiment conviés le 13 février.

Dès l’atterrissage, aperçu époustouflant sur les montagnes auquel succède le plaisir de retrouver la chaleur et le soleil, Alioth et l’Afrique du Sud. Salut à Luis, le responsable de la marina, rangement rapide des affaires, douche réparatrice aux impeccables Marina ablution facilities. Déjeuner au Wharf Market Food où se vendent de délicieuses cuisines de tous les pays (crêpe bretonne incluse !).  Puis, après un savoureux cappuccino au Vovo Telo*, mon café fétiche du Waterfront, quelques courses au Pick n Pay. La journée s’achèvera sur un achat abondant, à la station Caltex aux allures de tableau d'Edward Hopper, d’eau en bidons pour redémarrage d’un frigidaire bien utile au vu des 35°C qui règnent en ce premier jour. Après une nuit réparatrice, le programme de la « to do list » est lancé : maintenance de la cuisinière, grand nettoyage de pont lourdement encrassé par la pollution, décapage des anodes envahies par des centaines de bêtes gluantes amalgamées en boule sur le support, branchement de la balise dont les plus attentifs d’entre vous ont bien remarqué qu’elle avait séjourné quelque temps en France (reconfiguration effectuée à Hyères au cours de ces derniers mois)…

Pendant ce temps, à Paris, Dominique, avec l’appui appréciable de Natacha, travaille sur la mise en ligne d’un site internet destiné à la vente du bateau. Et oui, la saison 7 sera la dernière de notre tour du monde et début juillet, se tournera la page finale de notre belle aventure.

En attendant, nous profiterons intensément de nos 11000 derniers milles, avec l’équipière et les équipiers qui ont prévu de nous rejoindre et dont nous espérons qu’ils pourront tous confirmer leur venue.

Dominique rejoindra le bord le 29 mars après approbation des comptes de la FFV qui tient son assemblée générale le 28. Luc et moi prévoyons une quinzaine de journées touristiques pour profiter de notre séjour sud-africain et consacrerons la dernière semaine de mars à la mise au sec et aux derniers travaux d’avant départ.

Celles et ceux qui veulent, à partir de début avril, suivre la progression d’Alioth peuvent le faire à partir du lien :

http://www.stw.fr/localisation/show-position-bateau.cfm?user_id=29041

Que les CM1 de Quettehou veuillent bien patienter : nous leur consacrerons notre prochain article (dans une dizaine de jours).

Bien amicalement

Ch pour le team

*Trois trous d’eau en malgache

Prévision d'itinéraire - Alioth  2015

           

Vitesse moyenne estimée en NM par jour

170

           

Escales

Distance en NM

Durée navigation en nb de jours

Programme de navigation (estimation)

 
                 

Cape Town - St Hélène

   

Départ vers le 1er avril

       

Cape Town - St Hélène

1600

10

Arrivée vers le 11 avril

Départ le 14/4 (3j)

       

Ste-Hélène - Guadeloupe

3850

24

Arrivée vers le 8 mai

Départ le 13/05 (5j)

       

Guadeloupe - Cuba

1400

9

Arrivée vers le 22 mai

Départ le 2/06 (10j)

       

Cuba - Les Açores

2900

18

Arrivée vers le 20 juin

Départ le 27/06 (7j)

       

Les Açores - Cherbourg

1400

9

Arrivée vers le 6 juillet

         

Total

11150

70

           
           

 

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 11:32

Philippe, en compagnie de Dominique, vit, sans bruit, dans les confins du Val de Saire. Sa carrière d'architecte achevée, il peint avec finesse et expertise les complicités de la terre et de la mer. Mais Philippe a aussi un immense talent de dessinateur. Impressionné par le défilé des "petites vieilles" venant chercher Charlie Hebdo à la Maison de la Presse locale, il a réalisé ce dessin qu'il a bien voulu nous laisser publier sur le blog. Nous lui adressons un très grand merci en notre nom et en celui de toutes nos lectrices et de tous nos lecteurs auxquels nous adressons plus que jamais des voeux de talent et d'humour pour 2015 !

                                              plein_boum_a_la_presse--1-.jpg

Nous ajoutons une pensée pour nos amis de Uhambo qui s'envolent dans deux jours vers la Nouvelle-Zélande pour entamer leur saison de traversée de l'Océan Indien : que les dieux de la mer et du vent les accompagnent !

Amitiés

Le team Alioth

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:08

Depuis Port Elizabeth, et a fortiori notre arrivée au Cap, nous alternons découverte de l’Afrique du Sud et travaux d’hivernage. Nos équipiers, Guillaume et Hubert, s’investissent à fond sur le registre des réparations et entretiens et, grâce à leur implication, nous parvenons à joindre l’agréable à l’indispensable.

                                         DSC01814

                                                             Brave Alioth !

Le bateau va rester pour quelques mois en centre ville dans la superbe marina du V and A Waterfront et nous ne procéderons que fin mars à sa sortie pour carénage. Un nouveau spi est d’ores et déjà commandé et l’ensemble des voiles déposé en vue d’une révision. Un dénommé Greg effectuera les petits travaux durant notre absence et Luis, le manager de la marina, s’engage à veiller sur le bateau : tout est orchestré pour reprendre la mer début avril. Il ne reste plus qu’à souhaiter qu’en notre absence les otaries ne prennent trop goût à notre jupe arrière et les mouettes à nos jeux de barres de flèche.

                                                      DSC01955-copie-1

                                                          Nos amies les otaries...

Côté découverte, nous nous sommes offerts une première visite de « réserve » où la confrontation attendue avec les grands animaux reste malgré tout impressionnante. Nous avons abordé les deux grands ports de Port Elizabeth et du Cap. L’un industrieux, l’autre véritable vitrine de l’Afrique du Sud avec son cadre naturel exceptionnel, son Waterfront flambant neuf qui parade à l’arrivée de la Volvo Race et son centre ville surprenant de qualité architecturale et de propreté. 

                                                   DSC01941

                                                                L'ancien...

                                            DSC01927

                                                                ... et le nouveau

Sur notre route des vins, un des nombreux thèmes de notre voyage, nous avons visité le très beau domaine viticole de Groot Constantia, déjà repéré par Louis Philippe et Napoléon pour l’excellence de ses vins. Nous n’avons négligé ni les galeries d’art dans le quartier animé de Church Street et de Long Street ni les expositions liées à « l’année 2014 du design » dont Le Cap est la capitale.

                                   PB081309 - Copie

                                   PB081321

                                                      L'anxieux et l'attentif

                                            PB081366

                                                                                     Brothers ?

Mais, loin de tous ses côtés « branchés », l’Afrique du Sud vit bien sûr sous le poids de son passé lourdement marqué par l’apartheid. La visite du township de Port Elizabeth qui héberge 500 000 habitants ou celle de l’ancien pénitencier de Robben Island où séjourna longuement Nelson Mandela nous instruisent sur cette histoire aussi cruelle que récente, produit d’une longue folie coloniale et raciale.

                                           DSC01736

                                           DSC01734

                                                         Au township de Port Elizabeth

                                           DSC01884

                                                                   A Robben Island

Le souvenir de ce séjour au Cap restera agrémenté des très bons moments passés avec Elisabeth et Jean-François qui nous ont guidés dans nos premières découvertes de l’Afrique du Sud et fait connaître l'atmosphère de Johannesburg dans les années 80. Nous n'oublierons pas non plus le plaisir que nous a procuré la visite de Valentine qui entre rendez-vous et salons professionnels a pris le temps d’une soirée à bord d’Alioth. Nos petits coeurs de voileux français ont apprécié enfin d'entrevoir les valeureux Charles Caudrelier et Pascal Bidégorry (Dongfeng) et Michel Desjoyeaux (Mapfre) arrivés sous nos yeux à bord des fantastiques coursiers de la Volvo*.

                                                   P1060523

                                                      Délicieux biltong (viande séchée) et vins d'Afrique du Sud

                                                   PB031125.JPG

                                                                            Lumineuse Valentine !

Nous sommes maintenant à l’heure des bagages et des bouclages. Hubert sera le premier sur la ligne d'arrivée en débarquant le 11 novembre à Paris, Dominique puis Guillaume atterriront le 12. Luc et moi clôturerons la marche le 13 pour nous consacrer à un hiver bien français.

Nous vous remercions de nous avoir suivis tout au long de cette sixième et avant dernière saison. Une fois encore, le blog nous a permis de partager avec vous notre route et de garder le contact avec celles et ceux que nous avons momentanément quittés. A bientôt et bien amicalement.

Ch au nom de tout l'équipage

* Add : Nous venons d'apprendre ce 11 novembre que Michel Desjoyeaux abandonnait la course sur Mapfre

PS : les photos (dont un bon nombre prises par Hubert et par Guillaume) sont sur l’album S6 14 - Port Elizabeth et Le Cap

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:15

Notre sixième saison de navigation entamée le 14 avril au départ d’Opua (NZ) s’est achevée le 2 novembre lors de notre arrivée au Cap, conclusion d’une saison magnifique vécue au fil de 12000 milles parcourus sur les trois océans, Pacifique, Indien et Atlantique. 

                                                     PB010980

Notre dernière étape, de Port Elisabeth à Capetown, fut à nouveau agitée quoique plus modérément que la précédente, avec des vents de 25 à 35 nœuds et une mer assez formée. Spectacle des orques et baleines au départ de Port Elizabeth. Déferlantes nocturnes transformées en tapis de lumière sous les jaillissements du plancton. Vols somptueux des sternes et fous de Bassan, des cormorans et albatros, ces vastes oiseaux des mer qu’affectionne Baudelaire. Le cap des Aiguilles et les 35° de latitude sud sont franchis en milieu de nuit le 2 novembre ; le cap de Bonne Espérance -primitivement dénommé cap des Tempêtes par Barthelemo Dias et rapidement rebaptisé Bonne Espérance pour endiguer la peur des matelots effrayés- se présente à nous quelque douze heures plus tard.

                                                      PA310943

                                                                       Le cap des Aiguilles

                                                       PB010973

                                                                       Le cap de Bonne Espérance

Le temps est gris, froid et pluvieux mais, véritable cadeau d’arrivée, la journée du dimanche 2 novembre s’est faite splendide. Sous un vent très changeant, le ciel sans nuage se ponctue d’une lune transparente, la côte élevée est majestueuse, la massive terre d’Afrique à la peau de pachyderme se dore sous l’effet du soleil couchant.

Durant ces trois journées et malgré des conditions météo peu favorables, les pêcheurs de l’équipage n’ont pas ménagé leurs efforts. Hubert a lourdement investi à Port Elizabeth pour perfectionner l’équipement du bord mais l’espérance est déçue et quelques leurres seront même violemment arrachés par des prédateurs marins, sans doute des otaries qui pullulent dans ces eaux. Guillaume a dû réduire sa participation à la manœuvre mais le moral est bon et l’état de son dos semble s’améliorer peu à peu.

                                                     PB010953

                                                                           La pêche est décevante

A notre arrivée dans la marina Victoria & Alfred, située en plein centre ville et qui attend l'arrivée imminente de la Volvo Race, nous avons la joie de retrouver Elisabeth et Jean-François qui furent nos co-équipiers au Chili. Ils ont eu la bonne idée de lier à notre venue un voyage de retour de quelques semaines en Afrique du Sud où ils ont habité plusieurs années. Grâce à eux nous avons commencé à explorer les marinas environnantes à la recherche d’un lieu d’hivernage et de profiter d’une belle virée touristique sur les hauteurs du Cap. Cet après-midi nous irons ensemble à Robben Island où Mandela et ses compagnons furent emprisonnés durant une vingtaine d’années.

                                                      PB020997

                                                                         Vue sur Robben Island

                                                      PB021015

                                                                  En compagnie d'Elisabeth et Jean-François

Ce soir, nous aurons sans doute la bonne surprise de retrouver Valentine qui nous avait rejoints à Bali avec Aurélien et qui va essayer de dégager un peu de temps à l’occasion d’un déplacement professionnel au Cap dont les dates coïncident avec notre venue.

Nous nous devons de souligner l’extraordinaire accueil que nous a réservé la ville du Cap qui a couvert panneaux et façades de messages de bienvenue :

                                                     PB021022

 

et mis en place des orchestres de rue pour célébrer notre arrivée :

                                                        PB021021

Tandis que nous sommes activement à la recherche d’un chantier :

                                                         PB021017

Nous devrions tous les cinq, sans doute un peu dans le désordre, être rentrés en France à la mi-novembre.

A bientôt !

PS : les photos sont sur l'album S613 : Capetown

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